JEUDI 28 MAI 2009
Hypérion à Bellarmin
"Manu Gesseney est sans doute une des grandes voix de l’alto contemporain. Certes, il y a là bien du Steve Coleman, mais avec en plus, d’une manière sous-jacente, toujours prêt à affleurer tel une source vive, un véloce et généreux lyrisme parkérien d’une allégresse sans borne (sinon celle de la rigueur du discours).Julie Campiche est une sorte de châtelaine ébouriffée du XXIème siècle travaillant sans relâche au futur de la harpe tout en étant une bien aimable personne. Quant à Mucyo Kamarera (un jeune rwandais à l’accent du quartier des Charmilles), il vient plutôt de la drum and bass. C’est aussi un petit génie des mathématiques dont l’extrême gentillesse n’a d’égale que son attachement à Lautréamont. Hypérion à Bellarmin, c’est uniquement pour l’harmonie des syllabes (je n’ai jamais lu Hölderlin mais je possède le volume à lui consacré dans la collection de la Pléiade. J’y tiens comme à la prunelle de mes yeux et le soupèse de temps à autre). Quel groupe !" C. Tabarini